Bienvenue!

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Bonjour!


Bienvenue sur ma toute nouvelle galerie de textes!


Le but sera ici de vous proposer des thèmes originaux et une autre approche des textes.
Vous pourrez volontiers jouer avec les thèmes comme bon vous semblera, je compte donc sur votre imagination, votre originalité et votre culot. Osez écrire tout ce que vous voulez sur un sujet!





Et bien entendu, allez jeter un coup d'½il par là :

Parazite
Floralia
Pose-toi-la-question

et d'autres galeries de textes :

textuellement-votre

Je me réjouis de votre participation!
# Posté le dimanche 04 mai 2008 06:17
Modifié le dimanche 04 mai 2008 06:47

Thème 1

Thème 1
Thème 1

La Philosophie selon les stylos


Je rappelle les règles :

Faites appel à votre originalité, à votre imagination et à votre imaginaire. Autour de ce thème, vous pouvez vous créer un monde, une opinion, une anecdote, une réflexion... ce que vous voulez, tant que le thème de votre texte est respecté. Vos textes sont à envoyer à l'adresse motsdudesir@yahoo.fr suivant les règles énoncées dans la colonne de gauche, merci.

Soyez créatifs et faites intervenir votre culot!


Bonne chance!
# Posté le dimanche 04 mai 2008 07:11
Modifié le vendredi 06 juin 2008 05:04

Thème 1 : Premier texte

Thème 1 :  Premier texte

Texte proposé par Marie



La philosophie selon les stylos. Arf. Déjà c'était balèze de sortir çà comme thème. Fallait trouver je veux dire. Fallait aller le chercher celui là. Fallait le pondre quand même... ce thème !
Ensuite, j'ai tenté. Bêtement parce qu'à la base faut dire que la philosophie çà n'a jamais été mon fort et les stylos, au début, je vous avoue, je voyais pas trop ce qu'ils venaient foutre là... Et puis, je me suis souvenue de mes cours de français et parfois même d'anglais en seconde et en première... et là je ne sais pas exactement pourquoi, ce thème a pris tout son sens.
Oui, mesdames et messieurs, la philosophie selon les stylos c'est fantastique !
Laissez moi être plus clair. Vous vous souvenez de vos heures de gloire ? De vos bisous d'amoureux dans la cour de récré, des premières batailles d'eau, des vacances qui commencent en Mai et des chewing-gum collé depuis 10 ans sous la table. Bon, on va dire que vous vous souvenez. Et bah c'est là qu'elle intervient cette foutu philosophie des stylos.

Bon, bon, je vois que vous paniquez, vous vous dîtes « mais où elle veut en venir bon sang ? » « Et les stylos là ? La philo ? Tout çà ? Le thème quoi ?!!!! »
J'y viens.
Alors voila. Vous prenez un stylo. Bleu, rouge, vert, rose, violet... selon l'envie. Et puis, comme on s'ennuie en cours de français et parfois en anglais, on gribouille. Et oui... on l'a tous fait. On gribouille !!
On gribouille sa vie sur du papier petit carreaux au lieu d'écrire la définition du sonnet. On fait des petits c½ur, on tague son prénom, celui de son voisin.
Alors bon, çà c'est le point de départ seulement... bah la philo c'est comme tout, ça s'apprend.
Donc, après avoir au moins gribouillé un quart de la feuille, il y en a toujours un. Toujours. Qui attaque ! Souvent les garçons (s'en vouloir les vexer). S'en suit une bataille de stylos où chacun tente, tant bien que mal, de tirer le plus grand trait sur le bras du voisin. Le prof s'énerve, se fout en colère, balance des heures de colle, nous on fini tatoué à la M.Pokora et le pire, c'est que çà nous fait marrer. Je vous jure. On est crétins !

Alors on se rassure les amis. Comme toutes philosophie elle évolue avec le temps. Parce que, désolé, mais c'est vrai qu'à 20 ans, on arrête ce genre de batailles, on ne se peint plus les ongles au stabilo, on cesse de dessiner un c½ur sur la main de sa voisine et on ne retrouvera peut être plus jamais avec un papillon dessiné par son meilleur ami sur la joue droite. Et le pire c'est qu'on connaîtra par c½ur la définition du sonnet.

Mais comme je vous disais plus haut, tout évolue.
Alors à 20 ans, on choisit plus les couleurs, on prend n'importe quel stylo qui nous tombe sous la main et on gratte nos mots, nos phrases, nos textes jusqu'à ce que la magie opère.
Et dans ces moments là, c'est notre vie, nos envie, nos folies, nos déboires, nos espoirs et surtout notre propre philosophie qui est au bout du stylo.

La philosophie selon les stylos. Voyez, ce n'est pas compliqué. Parce qu'au bout du stylo y a toujours nos batailles, nos délires et nos plus belles années.
La philosophie selon les stylos, c'est l'art qu'on a au bout des doigts.


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Personnellement, j'ai beaucoup ris en lisant ce texte, il est plaisant et ça fait du bien. C'est très facile à lire et on suit bien ta pensée. C'est un thème difficile et tu t'en sort à merveille!!!
# Posté le mardi 06 mai 2008 12:22

Thème 1 : Deuxième Texte

Thème 1 : Deuxième Texte
Texte de Floralia (personne trouvable ici et )

Je me suis demandée ce que penserait un stylo, s'il se mettait à réfléchir.
Il se demanderait d'où il vient, assurément.
Il remonterait le plus loin possible dans sa mémoire, recherchant les détails de son emballage d'origine. Il se demanderait si c'était cela, le début.
Il imaginerait son apparence, entouré de cet étui protecteur. Mais il ne saurait pas d'où venaient ces emballages, et qui les avait liés, au début.
Mais il n'irait pas plus loin. On ne va plus loin, seul.
Alors il irait interroger un autre stylo. A deux, ils pourraient se décrire, remarquer leur forme semblable, leurs textes sur la manche, leurs souvenirs si proches.
Et là, coup de génie : un stylo sert à écrire. Sans stylo, on n'écrirait pas ! Mais qui écrivait donc sur le manche de tous les stylos ? Un autre stylo, sûrement. Et ce stylo originel devait lui aussi avoir un ancêtre, etc.
Rapidement, ses pensées le mèneraient plus avant encore.
Mais alors, le premier stylo ? Avait-il quelque chose d'écrit sur son flanc ?
Et par qui ?
Le stylo sentirait confusément qu'il lui manquait des clefs pour répondre. Peut-être que la main qui le promenait sur le papier, ou ses compagnons de trousse pourraient l'aider.
Il se décida alors à regrouper et à questionner tout ses confrères dans sa trousse. Les uns lui répondraient qu'il n'y a pas de stylo originel, les autres que les mains les ont façonnées, d'autres encore que les emballages devaient être à l'origine de tout.
La discussion s'enflamma.
Le débat s'envenima.
Et tous se mirent à se battre violemment, tentant de faire subir le plus de lésions à leurs adversaires, giclant de l'encre par leurs plaies béantes...
Tout ça en vain, encore.

Je ne sais pas si cette scène est réaliste, mais elle a le mérite d'expliquer pourquoi les stylos coulent dans une trousse, et pas lorsqu'ils sont séparés des autres.

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Pas, mal, la théorie de la création selon Floralia et surtout les stylos... ben moi j'aime bien, même si ça aurait pu être un peu plus long et étoffé,mais l'idée y est et c'est le principal.
# Posté le samedi 10 mai 2008 13:13

Thème 1 : Troisième Texte

Thème 1 : Troisième Texte
Texte écrit par Parazite

Lucas se traînait sur le papier, las de son entourage, blasé des mots qu'il traçait sans cesse. Toujours ses mêmes amis : Helena, la savante qui peut avoir réponse à toutes les questions mathématiques, George, l'irrésistible bourreau de ses mots et Etienne, coiffé de Marine l'effaceuse, celui qui le remplaçait parfois dans ses heures perdues. Il claqua, rentra son arme et se reposa à côté de tous ses amis. Il ferma ses yeux... et s'endormit. A son réveil, il avait changé de lieu de contenance, un échange de propriétaire certainement, dont l'odeur était infecte. Il regarda autour de lui un peu plus distinctement. Le noir ambiant et l'atmosphère étaient pesants, mais il entendit quelques craquements et un de ses semblables lui apparut. Il semblait fatigué et il avait un membre mutilé. « Ah, toi aussi mon ami ! Te voilà dans le même bateau que moi, nous serons donc deux sur le chemin de la mort ». Lucas, étonné, lui répondit : « Je ne suis point votre ami, noble étranger, et je ne compte pas mourir, je suis encore usuel. Dites-moi, camarade écrivain, quel est donc votre nom et par quel hasard vous trouvez-vous ici ? ». Ni une ni deux, l'étranger répliqua à Lucas que ce n'était point un hasard si lui, Monseigneur l'Archiduc de Marmille, en était ici aujourd'hui, que ce n'était que le destin qui l'y avait emmené, et que la sortie de cet endroit se résumait à la mort. « Mais, Monseigneur, je ne veux point mourir, et je suis jeune et en bonne forme, ma vie n'est pas finie, et si tel est le cas (que je vais mourir), ma fois, mes amis me manqueront beaucoup » Lucas continua après une petite pause « Et je ne crois pas au destin, il serait mal fait que d'envoyer ma personne dans les oubliettes ». L'Archiduc eut un sursaut « Quoi, malheureux amis, pensez vous que c'est dont vous qui avez rédigé toutes les phrases de votre vie ? Détrompez-vous, vous n'étiez point maître de vos actes, le destin vous y a conduit, le destin est celui qui dicte tout de notre vie ! ». « Monseigneur, je m'en vois gêné d'adhérer maintenant à votre pensée, vous dites donc vrai, je n'ai jamais pensé les phrases avant de les écrire, je doit donc être sous l'emprise du destin. Enseignez-moi donc comment je puis échapper à ce destin... » L'Archiduc le considéra un instant avec un regard empli de pitié et commença son discours : « Mon pauvre ami, nous n'échappons pas au destin, et même si nous nous réincarnions, nous n'y échapperons pas plus. Comprenez-vous donc que nous ne sommes que des êtres soumis à une volonté bien plus puissante, celle-ci même qui dicte nos mots. Nous serons mort bientôt, et vous dites que vos amis vous manquent, peut-être aurez vous la chance de les revoir dans l'au-delà... ». Lucas trembla, il se sentait seul et triste, mais très intéressé par les paroles du seigneur de Marmille, il était si curieux qu'il demanda a en savoir plus « Monsieur de Marmille, n'avez-vous donc point d'opinion sur l'après mort ? Êtes vous incertain de ce qui nous attends après cet évènement ? Ne pensez-vous point que notre âme subsiste et que nous accédons au paradis ? ». L'archiduc se fit un énorme plaisir de répondre à ses questions « Mon cher disciple, comprenez donc que nous n'allons pas au paradis, que nous ne nous réincarnerons point. Non, nous accèderons au registre suprême, celui ou nous déverseront les mots que nous avons accumulés durant notre courte existence, et si le destin vous à placé prématurément ici, c'est que les lettres que vous avez former sont de haute importance et n'attendent plus que de se coller dans le savoir absolu et qu'elles ne peuvent être oubliées » le duc marqua une courte pause, reprenant sa respiration « Après avoir dicter votre mémoire au répertoire, vous accèderez à la reconnaissance éternelle, et vous pourrez librement, hors de votre corps, en un voyage de l'esprit uniquement, revoir le monde que vous chérissiez tant, mais à nouveau, c'est le destin qui vous poussera ». L'archiduc toussota, cracha un peu d'ancre et déclara : « mon cher disciple, je n'aurais point le loisir d'attendre ma propre mise à mort, je me fait vieux et je n'ai plus qu'un seul désir, dites-moi donc quel sont les derniers mots que vous avez écrits, ceux qui sont si important, je ne doit point les avoir écrits moi-même si je me trouve en fin de vie ici-bas, dans cet antre puant, dites le moi avant que je cède mon dernier souffle ». Lucas regarda le vieux, se pencha vers lui et lui murmura « Mes derniers griffonnés étaient simples, je m'en souviens encore, ils sont mystérieux, et je ne connaissait pas leur sens, mais maintenant, je crois que c'est ce que je ressentais pour Marine... j'avais écrit : « je t'aime » ». Le vieux sourit, voilà donc ces mots qui étaient si précieux pour exiger le sacrifice d'un être, il toussota une dernière fois et s'effaça. Peu de temps après, Lucas fut broyé et il accéda au registre, ou il put délivrer ces mots précieux.

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Je ne peut pas m'étendre sur des critiques, le texte étant de moi, mais j'en reçoit volontiers
# Posté le samedi 10 mai 2008 13:19